Le No-Code de Dreamweaver à Wix

Le no code pour moi, est une méthode qui contribue à masquer la complexité de la création d’une application mobile ou d’un site internet.

Dans cet article nous allons faire un focus sur la création d’un site internet et de comment le no code a rendu la conception web accessible au plus grand nombre. Donc pour celles et ceux qui ne connaissent pas le concept, le no code est comme son nom l’indique, le fait de ne faire aucun code. Aujourd’hui, il est presque impossible de savoir à quel moment le no code est apparu sur le marché, mais il y a toujours eu cette volonté de rendre la conception web accessible pour tout le monde.

En retraçant un peu l’histoire, Dreamweaver fut l’un des premiers à créer et publier rapidement des pages web en proposant un développement plus souple, grâce à un moteur de programmation intelligent qui propose des fonctionnalités d’autocomplétion de code contextualisé (HTML/CSS).

L’une des particularités de Dreamweaver, est qu’il fond du WYSIWYG (What You See Is What You Get), qui signifie en français « Ce que vous voyez est ce que vous obtenez », et c’est quand on accède en même temps à la partie visuelle du site internet afin de limiter les erreurs au développement et de pouvoir voir directement le rendu visuel du site.

Du fait qu’aujourd’hui Dreamweaver est un logiciel qui génère du code automatique et pas toujours optimisé, il ne fait pas forcément l’unanimité auprès des développeurs expérimentés, qui préféreront toujours écrire des lignes de code directement dans un éditeur de code ou de texte comme Visual Studio Code, Atom ou Sublime Text.

Bien que Dreamweaver soit un logiciel intimidant et compliqué au premier abord pour les novices, il est probablement le plus adapté pour les débutants, surtout pour un logiciel payant.

Grâce au passage au Web 2.0, apparu entre 2003 et 2005, le web est devenu social et en même temps a contribué à démocratiser le web au travers des CMS (Content Management System). Il propose des contenus (textes, photos, vidéos) afin de le rendre accessible à tous. Cette nouvelle tendance a généré l’arrivée des blogs, des forums et des groupes sur réseaux sociaux visant à faciliter la prise en main du web.

Le CMS, qui est un système de gestion de contenu, permet de créer un site internet ou un blog sans avoir besoin de connaissance dans le développement. Il est notamment possible de travailler à plusieurs sur un même projet, de le mettre en ligne. Le système de gestion de contenu permet notamment : de stocker les contenues, offre d’autres fonctionnalités visant, afin de faciliter la prise en main du site.

C’est sur ce même modèle qu’est intervenu WordPress dans les années 2000, avec un outil de publication de blogs permettant de publier et gérer ses propres articles. Mais c’est bien plus tard qu’il est reconnu pour ses nombreuses fonctionnalités qui permettent cette fois-ci aux professionnels comme aux débutants de créer un site internet et de le personnaliser afin de créer leur propre site internet, que ce soit une boutique en ligne, un site vitrine, un portfolio, un blog et bien plus encore.

Les fonctionnalités proposées sont conçues pour faciliter les publications et essayer de faire en sorte qu’il soit accessible à tous. Ce qui fait la force de WordPress, c’est qu’il met à disposition de nombreux thèmes gratuits ou payants, afin d’aider dans la construction du site, et si les utilisateurs veulent un site plus poussé, ils peuvent utiliser des extensions ou des plugins. C’est avec tout ça, qu’au fil des années WordPress est devenu l’un des CMS les plus incontournables, avec une énorme communauté de centaines de milliers de développeurs, créateurs de contenu et plus de 42% de propriétaires de sites internet sont hébergés sur WordPress, comme des PME, des blogueurs ou d’autres sociétés qui se rassemblent lors de rencontres mensuelles dans 817 villes dans le monde.

L’idée de WordPress est de pouvoir faire de la conception sans concepteur.

C’est donc pour ça qu’aujourd’hui, on n’a plus forcément besoin d’être un professionnel du développement pour en faire… Enfin c’est ce que l’on croit !

C’est dans ce cheminement qu’interviennent les outils comme Jimbo, Wix, Shopify, Squarespace et bien d’autres, pour simplifier le travail grâce au « no code », qui propose de créer un site internet sans avoir de compétence pour le codage, ou de faire appel à des développeurs, puisque le site sera directement héberger sur leurs serveurs. Grâce au no code, en quelques clics il est possible de faire glisser des composants sur une interface.

Ce marché cible particulièrement les indépendants, les PME, TPE, artisans ou particuliers qui veulent mettre en avant leurs travaux, par le biais d’un site vitrine (portfolio), blog, d’une boutique en ligne ou autres, mais qui n’ont pas forcément les compétences en développement.

C’est pour cela qu’ils proposent tous des offres avantageuses plus ou moins similaires:

  • La promesse de créer un site internet très facilement, qui visuellement est très professionnel et ce grâce aux nombreuses templates responsives qui sont mises à disposition.
  • De pouvoir créer sans limite et en toute liberté.
  • Le gain financier comme le précisent plus Wix et Squarespace, en mettant l’accent sur l’absence de carte bancaire requise.

Grâce à cette solution on peut limiter le coût, au niveau du développement.

Mais les avantages qui sont cités précédemment fonctionnent seulement dans le meilleur des cas. Il est important de toujours prévoir que l’on peut rencontrer un certain nombre de problèmes.

L’un des principaux inconvénients rencontrés est lorsque l’on veut modifier un template gratuit, réside souvent dans le fait qu’aucun template basique ne répondra à 100% à notre besoin. De ce fait, une personnalisation assez poussée devient nécessaire pour adapter le design à notre envie ou encore d’ajouter des fonctionnalités supplémentaires. La plupart des thèmes gratuits ne sont en fait que des versions freemium de thèmes payants, et nécessitent soit de payer plus, soit de modifier le code quand cela est possible, mais ce qui n’est pas forcément le but recherché quand on fait du no-code, et les risques derrière tout ça sont multiples…

Tout d’abord, en voulant trop modifier le template utilisé, on risque de perdre du temps et de générer des erreurs au niveau du responsive avec des composants qui ne s’affichent plus correctement sur les différents formats d’écrans.

Et d’un autre côté, en voulant trouver des solutions, on perd du temps et les avantages premiers de ces outils : simplicité et rapidité.

Enfin, en modifiant le code du thème utilisé, vous prenez également le risque que vos modifications ne soient pas prises en charge lorsque le thème sera mis à jour par le créateur et donc de devoir tout refaire à chaque mise à jour.

Se pose donc la question “Est-il plus rentable de prendre un thème gratuit et de passer du temps à l’adapter, ou bien de prendre un thème payant et passer moins de temps en le personnalisant ?

Pour conclure, il est très important de savoir en amont quel style de site internet vous convient le mieux. Si aujourd’hui le no code semble être une solution facile d’accès, pour toucher un plus large public, ****la plupart du temps nous ne sommes pas encore libre du code et des langages de développement informatique.

Cette méthode peut permettre aux plus petites entreprises d’avoir de la visibilité sur le web sans que cela soit une charge en plus dans le développement ou financièrement. Cela peut aussi aider les entreprises à réaliser plus rapidement des POC (proof of concept) et ainsi soumettre des solutions différentes à leurs clients.

Néanmoins, pour les entreprises ou les particuliers qui recherchent à produire un site plus complexe, ou durable dans le temps, le no code peut vite devenir un outil complexe et contraignant. Si tel est le cas, il est sûrement préférable d’utiliser WordPress, Dreamweaver ou Webflow, qui demande quand même d’avoir un minimum de connaissances en code.

Ainsi, même si aujourd’hui nous avons l’illusion qu’il est indispensable d’apprendre le HTML, le css ou d’autres langages informatiques, nous pourrions nous dire qu’il est peut-être temps de nous pencher dessus.

Oumou
Diagouraga

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